J'ai la grande peine de vous annoncer le décès de mon ami Léon Hovnanian qui m'avait, il y a
maintenant près de 40 ans, initié a la Politique et m'avait convaincu de m'engager à ses côtés au service des gratiennois.
Même si son engagement politique fut parfois différent du mien, nous sommes toujours restés des amis fidèles.
En 1983, au soir de la victoire de la liste d'Union de la droite que je conduisais, mon premier geste fut, d'aller chez lui, lui dédier notre victoire qui pour moi sonnait comme une revanche à
l'affront que nous avions injustement subi ensemble, en 1977, en laissant a l'issue d'une triangulaire cruelle la place à une coalition socialo-communiste.
Depuis, tout en restant fidèle aux valeurs républicaines chères au radical-socialiste dans l'âme qu'il était, il soutenait énergiquement l'action réformatrice de Nicolas Sarkozy dont il admirait
le courage politique et la détermination.
Fils d'émigrés arméniens, il était, j'oserais dire, plus français encore que chacun de ceux qui le sont depuis toujours, croisant en lui les fruits de la culture de ses ancêtres avec la
notre.
Médecin généraliste a l'écoute de ses patients, élu de la République, Maire de Saint-Gratien pendant 18 ans, il fut constamment au service de tous dans le plus grand respect de ce qu'était la
personnalité de chacun.
Retiré de la politique active, après son échec aux municipales de 1977 et la fin de son mandat de
Conseiller général en 1979, il se dévoua de toutes ses forces dans la lutte contre la toxicomanie et ses conséquences destructrices pour la jeunesse. Il combattait avec vigueur tous ceux et
toutes celles qui avaient des complaisances criminelles à l'égard des drogues "dites douces", aussi néfastes que les autres et entraînant inexorablement vers la déchéance de la personnalité.
En définitive, toute sa vie, Léon Hovnanian conduisit un combat pour l'homme. Humaniste, il laissera le souvenir de ce qui doit être le meilleur de nous : "le service des autres et le respect de
ce qu'ils sont".
Nous n'oublierons pas Léon Hovnanian, ce qu'il fut et reste pour nous, ni ce que nous lui devons. Nous saluons le courage qu'il manifesta dans tous les combats de sa vie.
A son épouse Pierrette, à ses chers enfants nous disons toute notre peine et notre affection.
A toute sa famille et a ses nombreux amis, nous transmettons nos très sincères condoléances.
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