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Me connaître

Maire de Saint Gratien de 1983 à 2001, Conseiller général du Val d'Oise de 1985 à 2015, Département dont j’ai été le Président de 1997 à 2008, je suis Député depuis 2002.

Parallèlement à mes activités politiques, j'ai mené une carrière dans l'administration fiscale, d'abord en tant qu'inspecteur des impôts à Amiens, ma ville natale, puis comme chargé de mission au Ministère des finances et à la Direction du tourisme, avant de devenir Inspecteur principal des services fiscaux et Directeur départemental adjoint à Paris. En 1986, je rejoins le cabinet d'Yves Galland, alors Ministre délégué aux collectivités locales.

À l'Assemblée nationale, je suis Membre de la commission des affaires étrangères et de la délégation aux Outre-mer. Je suis également Vice-président du groupe d'études construction, éco-construction et logement et rapporteur spécial au nom de la Commission des finances pour les crédits budgétaires du Logement. Co-président du Groupe d’études sur la Construction et le logement, je suis membre de la Mission d'information commune sur l'évaluation des dispositifs fiscaux d'encouragement à l'investissement locatif et membre titulaire du Conseil d'administration de l'Agence nationale de l'habitat (Anah).

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À ma permanence de circonscription :

6, rue du Général Leclerc à Saint-Gratien

Le lundi : de 18h à 20h30

Le vendredi : de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h

Et sur rendez-vous : 01 39 64 37 85 ou fscellier@assemblee-nationale.fr

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Permanence de François Scellier
6, rue du Général-Leclerc
BP 40049
95211 Saint-Gratien cedex

fscellier@assemblee-nationale.fr

Mes Articles Récents

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:00

Monsieur l’Ambassadeur du Japon en France,
Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

C’est un réel privilège pour moi d’être reçu ce soir dans les salons de l’Ambassade du Japon en France pour partager la distinction dont je suis honoré par le Gouvernement du Japon en recevant, devant vous, les insignes de l’Ordre du Soleil Levant - Rayons d’or en sautoir.

Je souhaite en premier lieu vous remercier sincèrement, Monsieur l’Ambassadeur du Japon en France, pour l’accueil que vous me réservez à l’occasion de cette cérémonie organisée dans les salons de la représentation diplomatique de votre pays à Paris, mais également pour avoir préparé une réception à la fois protocolaire et chaleureuse pour cette remise de décoration.

Je dois ensuite immédiatement vous avouer ma fierté d’être ainsi distingué par votre gouvernement qui a souhaité me voir rejoindre le corps prestigieux des récipiendaires de l’Ordre du Soleil Levant, institué le 10 avril 1875 par décret en Conseil d’État à la demande de l’Empereur Meiji. L’Ordre du Soleil Levant est en effet la première décoration créée par le Gouvernement japonais, et je mesure donc l’honneur qui m’est ainsi réservé en rejoignant ce soir les personnalités éminentes, japonaises mais également originaires de nombreux pays dans le monde, qui ont été distinguées depuis 140 ans en recevant cette même distinction.

Cette cérémonie est d’autant plus précieuse pour moi qu’elle évoque de façon rayonnante l’attachement que je porte depuis une trentaine d’années aux échanges entre le Japon et la France, ayant été amené à m’investir avec bonheur dans de très nombreuses actions concrètes, depuis 1985, visant les coopérations entre nos deux pays, mais, également le rapprochement entre nos peuples.

C’est en effet en octobre 1985 que le Président du Conseil général du Val-d’Oise de l’époque, Monsieur Pierre Salvi, par ailleurs Sénateur du Val-d’Oise, participait à Tokyo à une manifestation de promotion des régions françaises. Au cours de cette exposition, à laquelle le Département du Val-d’Oise était donc présent, il rencontrait Monsieur Kishi, Gouverneur de la Préfecture d’Osaka, et ces deux responsables politiques échangeaient des informations sur leurs territoires respectifs, le Val-d’Oise et le Département d’Osaka. Pétris tous les deux de valeurs humanistes, ils constataient rapidement que malgré la différence de taille démographique entre les deux territoires, de nombreux points communs rassemblaient le Val-d’Oise et Osaka : un territoire riche dont les événements locaux avaient eu une influence sur l’évolution du pays, un tissu économique basé fortement sur le dynamisme d’un réseau dense de PME-PMI, un aéroport international de première importance favorisant une ouverture sur le monde, et une volonté partagée de soutien aux projets et aux institutions culturelles.

En tant que nouvel élu au Conseil général du Val-d’Oise, j’ai pu participer ainsi dès l’origine au rapprochement entre le Val-d’Oise et le Département d’Osaka qui allait se traduire, en juin 1987, par la signature dans le Val-d’Oise, à Cergy-Pontoise, d’une Charte de coopération et d’amitié entre les deux territoires. Cette signature avait été précédée de premiers échanges concrets autour de la participation de représentants de chaque région à des manifestations culturelles de haut niveau organisées en Val-d’Oise par la Fondation Royaumont, et, à Osaka, par la Fondation du XXIe siècle pour le progrès de l’homme.

Par la suite, sur la base de la convention ainsi signée officiellement en 1987, les relations entre les deux territoires se sont poursuivies avec constance et régularité, et les présidents successifs du Conseil général, fonctions que j’ai exercées en ce qui me concerne entre 1997 et 2008, ont, à leur tour, renforcé les relations avec les Gouverneurs de la Préfecture d’Osaka. En ce qui me concerne, j’ai ainsi côtoyé au titre de leurs fonctions de Gouverneurs d’Osaka à la fois Monsieur Knock Yokohama, Madame Fusae Ota, Monsieur Toru Hashimoto et Monsieur Ichiro Matsui, y compris lors de leurs visites officielles dans le Val-d’Oise à l’occasion des cérémonies organisées pour fêter le 10e, le 15e, le 20e et le 25e anniversaire de ces relations.

Mais au-delà de ces échanges officiels entre les personnalités politiques de nos deux territoires, ce sont de très nombreuses coopérations qui ont été progressivement mises en place et développées par les deux régions, au fil des années.

Dans le domaine culturel et sportif, d’abord, nos échanges ont porté sur la participation de représentants de chacun des deux territoires à des manifestations organisées par leurs correspondants (Festival des fleurs et jardins à Osaka, Séminaire de promotion et de découverte culturelle du Japon en Val-d’Oise, Colloque franco-japonais à l’ESSEC,¡K), ou sur l’organisation de concerts et de représentation artistique (Concert de l’ensemble «Il Seminario Musicale » à Osaka, Présentation d’ensembles de tambours japonais (Taiko) en Val-d’Oise, Accueil de groupes de musiques traditionnelles japonaises et de groupes choraux d’Osaka en Val-d’Oise, Organisation pendant plus de 10 ans d’une participation d’un groupe choral Val-d’Oisien au Festival international des jeunes chorales d’Osaka,¡K). Par ailleurs, des échanges d’artistes en résidence ont été organisés avec le Centre des arts d’Enghien-les-Bains, en Val-d’Oise, et des projets ont été menés dans le cadre du Festival du film japonais contemporain KINOTAYO, dont j’ai soutenu la création en Val-d’Oise il y a 11 ans. De nombreuses coopérations ont été également initiées avec l’institut Van Gogh, ainsi qu’avec le Château d’Auvers, en particulier lors du festival annuel «Les Irisiades », à Auvers-sur-Oise, mais également avec le Théâtre 95, à Cergy-Pontoise, qui prépare actuellement des coopérations artistiques avec le Kansai.

Des participations de sportifs à des épreuves organisées par chacun des deux territoires ont été également proposées, comme cela a été le cas lors du Marathon d’Osaka, ou lors du « Tournoi des cinq ballons » à Cergy-Pontoise.

Dans le domaine institutionnel, ce sont de très nombreux échanges de groupes de fonctionnaires et d’élus des deux territoires qui ont été préparés au fil des années, depuis 25 ans, portant sur des domaines liés à l’urbanisme, aux transports, aux affaires sociales et sanitaires, mais également au soutien aux personnes âgées et handicapées ou en ce qui concerne les politiques en faveur de l’enfance et de la jeunesse.

Mais c’est surtout dans les domaines économiques, technologiques et universitaires que les contacts et les occasions de travail en commun ont été extrêmement nombreuses depuis 1987. Le Val-d’Oise, par l’intermédiaire de son Agence de développement économique, le CEEVO, a participé ainsi depuis 1990, chaque année, à des Salons, à des Conventions d’affaires, ou à des manifestations professionnelles à Osaka, puis à Nagoya, à Tokyo, à Kanazawa, à Takamatsu à Sapporo et même à Tsu, dans la Préfecture de Mie, où j’ai rencontré tout récemment le jeune Gouverneur qui souhaite développer des coopérations dans les domaines aéronautique et biotechnologique et qui a prévu une visite officielle dans le Val-d’Oise en juin prochain. Parallèlement, des partenariats ont été noués entre les entreprises du Val-d’Oise avec celles d’Osaka et de Nagoya, en particulier, et des expositions de produits des deux régions ont pu être organisées, de part et d’autre, pour favoriser la promotion de leurs exportations.

Des coopérations technologiques se sont également développées au fil des années, par exemple entre les Groupements d’entreprises d’Osaka et du Val-d’Oise spécialisés dans la fabrication d’équipements de télécommunications pour les microsatellites, autour de l’association professionnelle Astro Technology Sohla, à Osaka et l’association VO Sat, en Val d’Oise. Nous travaillons également depuis une dizaine d’années, de façon régulière, avec le Cluster aéronautique de Nagoya, et des délégations d’entreprises du Val-d’Oise que nous conduisons participent chaque année au Salon industriel Nagoya Messe, dans la préfecture d’Aichi, pendant que nous accueillons des délégations de sociétés spécialisées originaires du Kansai lors du Salon international de l’air et de l’espace, au Bourget.

Chaque année, notre Agence de développement économique, le CEEVO, organise une mission économique, technologique et universitaire rassemblant des partenaires locaux de notre département pour favoriser des contacts entre le Val-d’Oise et le Japon, en particulier à Osaka et à Nagoya, dans les domaines liés aux technologies de l’information et de la communication, de la santé, de la cosmétique et des biotechnologies, de la robotique et de l’image ou du multimédia. Il y a quelques jours seulement, mon collègue Vice-président du Conseil général, Maire d’Enghien-les-Bains, Philippe Sueur, accompagné par le Directeur du Centre des arts d’Enghien-les-Bains et par le responsable de notre bureau de représentation permanente au Japon, Seiki Yoneda, participaient à l’invitation du Maire de Sapporo, dans cette agglomération, à un Forum international sur l’art numérique, dans le cadre des échanges noués entre les citées désignées en tant que « villes créatives » digitales par l’Unesco, ce qui est le cas de Sapporo et d’Enghien-les-Bains depuis novembre 2013.

Ces relations étroites dans le champ économique et technologique ont permis de renforcer l’attractivité de notre département pour l’accueil d’entreprises japonaises, qui ont choisi notre territoire pour développer ou implanter des établissements. Ce sont un effet près de 65 sociétés japonaises qui ont déjà choisi le Val-d’Oise pour développer leurs activités en France ou en Europe, et leur nombre continu à augmenter en permanence. Dans quelques semaines, nous aurons le plaisir d’inaugurer l’établissement industriel de la société Daito Kasei, originaire d’Osaka, qui a choisi notre département, avec notre appui, pour implanter une unité de fabrication de matières premières pour l’industrie cosmétique, à Frépillon, ce dont nous nous réjouissons.

En parallèle, de nombreuses entreprises du Val-d’Oise ont abordé le marché japonais avec l’appui du CEEVO, parmi lesquelles on peut citer Wall Colmonoy, Promofiltres, Era-Sib, T.C.F, E2I, le Groupe ALLIO, le Groupe ELOKAMI, CAP Enfants, AO Voyages¡K, tandis que la société Val-d’Oisienne VYGON décidait l’implantation d’une filiale à Osaka pour la distribution de produits médicaux consommables de haute technologie.

Enfin, dans le domaine universitaire, nous avons favorisé depuis 25 ans de nombreuses coopérations entre les établissements d’enseignement supérieur des deux territoires, qui ont permis la signature de conventions pour des échanges d’enseignants et d’étudiants entre l’Université préfectorale d’Osaka et l’Université municipale d’Osaka avec l’ESSEC, l’Université de Cergy-Pontoise, l’Ecole internationale des sciences du traitement de l’information (EISTI), l’Ecole de biologie industrielle (EBI), et l’Ecole nationale supérieure de l’électronique et de ses applications (ENSEA). Dans le prolongement de ces échanges, l’université de Cergy-Pontoise a ouvert, dès 2005, une filière de formation à la langue japonaise, langue qui est par ailleurs enseignée également à l’ESSEC, à l’EISTI, à l’EBI et à l’ENSEA. Par ailleurs, l’ESSEC, l’une des deux plus prestigieuses écoles de gestion en France, développe depuis près de 25 ans des échanges d’étudiants avec la ville d’Hirakata, dans le Département d’Osaka, où résident dans des familles, chaque année en période estivale, des élèves de cet établissement, afin d’améliorer leur maîtrise de la langue japonaise. En outre, depuis 2004, des colloques franco-japonais sont organisés à l’Université de Cergy-Pontoise, associant des étudiants et des enseignants-chercheurs qui débattent sur des thèmes liés à la « culture croisée » entre les deux pays. Plusieurs ouvrages ont d’ailleurs été publiés dans le cadre de ces travaux universitaires menés en commun.

Vous le voyez, Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames et Messieurs, ce sont d’intenses relations et de nombreux échanges qui ont été développés entre le Val-d’Oise et le Japon, à partir de la volonté affirmée par les élus du Conseil général du Val-d’Oise qui ont décidé, sur la base d’une véritable vision, dès 1987, de rapprocher nos territoires.

J’ai, bien entendu, notamment lorsque j’ai exercé pendant 11 ans les fonctions de Président du Conseil général du Val-d’Oise, contribué à ce développement des échanges et des relations avec le Japon. J’ai souhaité, de la même façon, m’investir dans cette relation franco-japonaise en rejoignant, dès mon élection en tant que Parlementaire, le Groupe d’amitié France-Japon de l’Assemblée Nationale, au sein duquel j’exerce les fonctions de Vice-président. Mais si l’impulsion a été ainsi donnée par le Conseil général du Val-d’Oise, je me réjouis sincèrement de constater, depuis plus de 25 ans, que ce sont les représentants de tous les domaines qui fondent la richesse de notre territoire qui ont engagé progressivement des relations suivies et productives avec le Japon. Cette dynamique est forte, et au travers de la distinction qui m’est remise ce soir, je voudrais saluer l’engagement de toutes celles et de tous ceux, dont beaucoup sont présents à l’occasion de cette cérémonie, qui participent à des initiatives et qui engagent des projets favorisant le rapprochement entre nos peuples.

Il reste bien entendu beaucoup d’opportunités à saisir pour continuer à développer de tels échanges et de telles relations entre la France et le Japon, à tous les niveaux, et je suis convaincu que parmi les nouvelles générations de nos habitants, parmi les étudiants et parmi les jeunes créateurs d’entreprises innovantes que j’ai le bonheur de rencontrer sur le terrain, nombreux sont ceux qui s’engageront avec passion dans ces aventures franco-japonaises.

Ma conviction est en effet, grâce à l’expérience que j’ai pu acquérir au fil des années, que nos deux pays, au-delà de la distance qui les sépare, ont en réalité énormément de points communs et de valeurs convergentes à partager. Qu’il s’agisse du champ culturel, du domaine économique et technologique, du secteur universitaire, du monde touristique ou de la gastronomie, ce sont d’immenses opportunités qui s’ouvrent désormais pour de nouvelles coopérations entre la France et le Japon.

À ma place, avec les moyens dont j’ai pu disposer, avec l’appui de mes collaborateurs et le soutien de nos partenaires, je suis particulièrement fier d’avoir participé à ces rapprochements. La distinction que je reçois de vos mains, Monsieur l’Ambassadeur, est un magnifique symbole, en même temps qu’une belle reconnaissance, de la qualité des actions qui ont été engagées, en particulier à partir du Val-d’Oise, non pas simplement à mon initiative, mais bien dans le cadre d’une dynamique territoriale, celle de notre département, dont nous devons nous féliciter.

C’est donc avec tous ceux qui ont œuvré en ce sens depuis 1985 que je souhaite partager l’hommage qui m’est ainsi rendu ce soir.

Je fonde surtout l’espoir de l’émergence de beaucoup de nouveaux projets pour conforter, à l’avenir, les relations entre les peuples du Japon et de la France.

Je vous remercie pour votre attention.

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François SCELLIER
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replica handbags 28/09/2015 05:37

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cartier replica 28/09/2015 05:37

I would like to thank you for the efforts you have made in writing this article.