Vendredi dernier, ainsi que l'autorise la loi, le tiers des élus de l'Assemblée départementale a
demandé au Président de convoquer une séance extraordinaire du Conseil général sur un point d'ordre du jour précis.
Cette demande était consécutive au constat que ne figurait pas à l'ordre du jour de la prochaine
Assemblée départementale du 23 octobre, le remplacement du siège laissé vacant à la Commission permanente par l'annulation de l'élection de Madame Marie-José Cayzac. Ainsi que le prévoit la loi,
cette demande lie le Président du Conseil général qui n'a pas à y porter une quelconque appréciation.
Hier, nous n’avions toujours pas obtenu de réponse quant à cette demande, et pas même un
accusé-réception. Or, rien ne justifie un tel silence, sinon la volonté de faire obstruction à l'exercice normal des prérogatives des élus, et singulièrement ceux du groupe
majoritaire.
Le point d'ordre du jour sur lequel cette séance est demandée n'appelle ni mobilisation des services,
ni préparation car il s'agit simplement d'un remplacement interne au Département. Il n'y a donc aucun obstacle administratif ou technique, à cette réunion. Mais il y a manifestement des
arrières-pensées politiques suffisamment importantes pour qu'elles conduisent le Président à prendre le risque de violer la loi. Nous avons donc demandé à Monsieur le Préfet de prendre les
mesures nécessaires au rétablissement de l'état de droit au Conseil général.
Nous regrettons de devoir faire appel, une fois encore, à des arguments juridiques face à un Président
qui décidément prend quelques libertés avec les règles juridiques de notre pays.
Dans un courrier signé des 20 membres du groupe, les élus du groupe "Union pour le Val d'Oise" ont
demandé ce matin au Président du Conseil général de reconnaître que l'UVO est majoritaire au sein de l'Assemblée départementale depuis l'élection de M. Philippe Métézeau comme Conseiller général
dimanche dernier.
Le Président du Conseil général semblait douter de l'existence d'un groupe majoritaire au sein de l'Assemblée départementale qu'il entend continuer à présider. Il ne peut plus le croire
aujourd'hui.
Cette majorité existe. Elle entend jouer pleinement son rôle dans les prochains mois. Elle demande aujourd'hui au Président du Conseil général de lui rendre les moyens d'exercer le mandat donné
par les Valdoisiens dans les urnes.
Nous avons pris connaissance de la déclaration faite par Didier Arnal aujourd'hui au sujet de la
gouvernance du Département.
Ce discours, pourtant présenté comme fondateur pour l'avenir du Département si on en croyait la grande publicité faite, laisse sur sa faim.
Le simulacre de propositions fait aujourd'hui par Didier Arnal est à la hauteur de la tartufferie que nous vivons depuis dimanche : Didier Arnal ne sait plus quoi inventer pour justifier son
"coup d'Etat" à la tête du Département !
Nous refusons cette mascarade baptisée "co-responsabilité" car elle n'a aucun sens : la démocratie ce n'est ni le troc ni le bonneteau ! Tenter de nous acheter en nous proposant une fausse
association à la direction des affaires du Département, ce n'est pas très digne de la fonction de Président et de l'esprit de responsabilité dans lequel les affaires départementales devraient
être gérées.
Car nous ne sommes plus sous la IVe République : la gestion d'un Département aussi grand et aussi important que le Val d'Oise ne se décide pas dans le secret des cabinets ou entre gens de bonne
compagnie mais dans les urnes ! Les urnes ont parlé, la majorité a changé, la légitimité du Président du Conseil général est entamée. Il doit se démettre !
Didier Arnal refuse de se plier à cette réalité démocratique. Nous en prenons acte, comme tous les Valdoisiens. Il sera responsable des effets dévastateurs de son maintien sur l'image qu'il
renvoie du Département à l'extérieur mais également sur la gestion quotidienne des affaires départementales.
Pour notre part, nous ne cesserons de demander sa démission jusqu'à l'obtenir. Nous prendrons des initiatives fortes, dans un esprit républicain, dans ce sens, très prochainement.
Le groupe UVO est composé de 20 élus. Il est majoritaire. Il est donc légitime qu'il ait les moyens d'assumer ce mandat que nous ont donné les Valdoisiens, par les urnes.
Nous exigeons :
- Les 11 Vice-présidences et les délégations, qui permettent la mise en en œuvre effective de notre
politique
- La majorité dans la Commission permanente, reflet de sa majorité dans l'assemblée
départementale
- Le recrutement d'un Directeur général des Services consensuel, garant de l'administration du
Département, sans esprit partisan.
Le Président du Conseil général ne pourra pas ignorer ces demandes du groupe majoritaire de l'assemblée départementale.
Après la mise en minorité du Président du Conseil général hier lors de la séance départementale, les élus du groupe "Union pour le Val d’Oise" sont étonnés que le
président minoritaire du Conseil général n'ait pas eu la dignité de démissionner.
En 2 jours, le Président du Conseil général et ses soutiens ont subi 2 camouflets :
Dimanche, le Président minoritaire a perdu sa légitimité en perdant définitivement la majorité au Conseil général, après la très nette défaite essuyée par l'alliance socialo-communiste à
Argenteuil. Hier, en séance, faute de majorité, il a été contraint hier de retirer le très important dossier de réforme des aides financières aux communes. Il a même désavoué le Président de son
propre groupe politique, qui a la paternité de ce dossier, en reconnaissant les imperfections du dispositif proposé.
Mais en dépit de ces 2 revers, qui ne sont que les premiers d'une très longue liste, le Président minoritaire persiste dans sa logique de déni démocratique en clamant son intention de se
maintenir dans son poste, bafouant ainsi le verdict des urnes.
Cette situation est tout simplement surréaliste et inacceptable !
Elle est inacceptable au nom des principes élémentaires de la démocratie : les argenteuillais ont clairement désavoué la politique menée à l'échelle départementale par l'alliance
socialo-communiste et ont souhaité reconduire les élus de l'Union pour le Val d'Oise à la tête du Département, après 18 mois d'expérience socialiste. Ce choix est aujourd'hui bafoué
!
Elle est aussi inacceptable car elle est aujourd'hui motivée par la volonté d'un seul homme, de plus en plus isolé politiquement, de vouloir garder le pouvoir à tout prix, même vidé de sa
substance depuis qu'il a perdu la majorité donc le pouvoir de décision.
L'arrogance et la surdité du Président minoritaire du Conseil général aux nombreux appels à la démission, y compris de la part de ses propres alliés de gauche, doivent interpeller les Valdoisiens
sur les motivations réelles de la minorité à vouloir se maintenir coûte que coûte à la tête du Département.
Les élus de l'Union pour le Val d'Oise, désormais majoritaires, entendent eux respecter le verdict des urnes. A ce titre, ils refuseront toutes les tentatives de contourner le choix des électeurs
en instaurant une sorte de co-gestion du Département qui n'est possible ni d'un point de vue politique, ni d'un point de vue institutionnel parce qu'elle conduirait à une politique de "sur-place"
et à terme, au blocage des affaires départementales.
Or, le Val d'Oise a besoin d'une politique volontaire, ambitieuse et dynamique pour eux que la majorité UVO est prête à porter dés aujourd'hui.
(Photo : Vonews.fr)
Derniers Commentaires