Archives


Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 18:55

Le conseil d'orientation des retraites (COR) a remis hier au Premier ministre, Dominique de Villepin, son rapport confirmant la dégradation des comptes en proposant des réformes nécessaires à la préservation de notre système de retraite.


Le COR met aussi l'accent sur la nécessité d'assurer "l'égalité de traitement" entre les cotisants. En effet, il est légitime que soit posé dans le cadre de la campagne électorale la question des régimes spéciaux qui concernent notamment les agents de la SNCF ou d’EDF qui jouissent toujours d'une durée de cotisation réduite.


La solution réside d’abord dans la réforme du système de retraite et non pas dans la recherche de nouvelles taxes comme le préconise François HOLLANDE qui souhaiterait augmenter les impôts des contribuables qui gagnent plus de 4 000 euros net par mois pour financer les déficits sociaux.


Ce n’est pas sur les classes moyennes que doivent peser les charges de nos systèmes sociaux, il est du devoir de nos dirigeants d’organiser leur mutation pour un retour à l’équilibre. Jean-Pierre RAFFARIN et François FILLON ont montré la voie en 2003, il appartient maintenant à notre candidat, Nicolas SARKOZY d’intégrer ses propositions dans projet présidentiel.


Le COR préconise un certain nombre de mesures comme l’allongement de la durée des cotisations que le Premier ministre lui même a approuvé, la révision des avantages familiaux et conjugaux qui permettent notamment aux femmes ayant trois enfants de partir en retraite après quinze ans d’activité mais surtout de clarifier le financement des 828 423 pensionnés des régimes spéciaux…payés par les contribuables !


Aucun tabou ne doit venir encombrer le débat démocratique dans cette séquence d’élaboration et de présentation des programmes aux Français. Il est donc toujours temps d’aborder les vrais problèmes car au bout du compte, c’est bien le moment qu’apparaissent les clivages politiques sur lesquels les solutions sont proposés par les responsables nationaux ; les socialistes sont toujours hantés par leur vieux démon, celui de la fiscalités qui meurtrit toujours un peu plus les classes moyennes, ajoute à la pesanteur économique française et fait reculer inexorablement la France, la ravalant à de médiocres performances jusqu’à émousser le sentiment de fierté nationale ! 17 ans de socialisme, ça suffit !


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 16:47

Convaincu de longue date que le rassemblement derrière Nicolas Sarkozy est un préalable indispensable à la victoire de nos idées, j'ai répondu à l'appel de Jean-Pierre RAFFARIN et de Dialogue et Initiative pour apporter mon soutien au Président de l'UMP avant le congrès du 14 janvier prochain à la porte de Versailles.


Voici le texte :

A l’issue de la prise de position de Jean-Pierre RAFFARIN pour l’élection présidentielle, le comité stratégique de Dialogue & Initiative lance un appel aux 105 parlementaires et personnalités, membres du Club D & I Issus du Gaullisme, du Centre, des Libéraux et des Indépendants nous avons fondé «Dialogue & Initiative » en 1997 pour dépasser les rivalités de nos anciennes familles et ainsi créer les conditions d’une action durable. Nous avons précédé l’UMP que nous avons alors contribué à fonder. Aujourd’hui nous voulons assurer l’avenir de notre mouvement en respectant sa diversité mais en protégeant son unité. Le 14 janvier 2007 nous prendrons part au vote des militants de l’UMP pour que notre famille soutienne un candidat et un seul à la prochaine élection présidentielle. C’est le temps du parti, nous en serons. Plus tard, au cours du premier trimestre 2007, le Président de la République, dont la position est institutionnellement au dessus des partis, dira ce qui lui semble être l’intérêt de la France. Nous respectons ce temps du Président, nous en tiendrons compte. La candidate du Parti socialiste a déjà engagé sa campagne. Dès le début de l’année nouvelle, l’UMP devra lancer la sienne. Parce que l’action publique exige du courage et de la détermination, parce que nous ne voulons pas remettre en cause les efforts des Françaises et des Français pour la paix du monde et la sécurité intérieure, pour l’emploi et la croissance sociale et pour les réformes d’avenir (retraite, sécurité sociale, dépendance, décentralisation….), la France ne doit pas retomber à gauche. Parce que nous n’avons confiance ni dans l’archaïsme de son projet ni dans les improvisations de sa candidate nous sommes convaincus que le retour du PS serait un choc grave pour notre Pays. Parce que, pour l’avenir de la France, ils connaissent à la fois son expérience et son énergie et partagent ses valeurs républicaines et son projet réformateur, les membres du Comité Stratégique de Dialogue et Initiative souhaitent apporter, avant le14 janvier, leur soutien à Nicolas SARKOZY. Ils appellent les membres de D&I à s’engager dans le processus de démocratie interne de l’UMP en soutenant la candidature de Nicolas SARKOZY. A l’intérieur de D&I, chacun est libre de son engagement et de son calendrier mais après le 14 janvier, nous nous mobiliserons tous pour la victoire du candidat soutenu par l’UMP. Notre engagement aux côtés de Nicolas SARKOZY sera celui de l’ « Humanisme social et européen ». Nous proposerons dans cette campagne nos convictions et nos priorités. Notre dialogue confiant et loyal avec notre candidat, initié avant la campagne se prolongera après.

Jean-Pierre RAFFARIN – Dominique PERBEN – Jacques BARROT – Michel BARNIER – Dominique BUSSEREAU – Thierry BRETON – Pascal CLEMENT – Axel PONIATOWSKI – Valérie PECRESSE – Henri de RAINCOURT – Marc LAFFINEUR – André DULAIT


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 18:12

Pour voir le réportage vidéo réalisé par la FFF, cliquer ici.


A l’image de tous les spectateurs présents hier, j’ai été particulièrement heureux d’assister à cette très belle manifestation sportive qui nous a permis d'accueillir pour la première fois sur le territoire du Val d'Oise une rencontre internationale de football (catégorie : moins de 19 ans).


Pour marquer cette première, j’ai absolument tenu à ce que cette rencontre soit dédiée aux enfants du Val d’Oise et c’est ainsi que nous en avons accueilli près de 6500 venant des clubs, des collèges et des villes pour leur permettre d’assister au match dans ce stade départemental rénové pouvant désormais accueillir 8000 spectateurs !


En tant que spectateur, j’ai été marqué par deux grands temps forts de cette journée placée sous le signe du fair-play :  l’animation festi-foot destinée aux jeunes licenciés issus de 12 clubs valdoisiens et surtout l'hymne national "La Marseillaise", entonné par tous les enfants unis dans une même ferveur émouvante et républicaine. A cet égard, comme une image vaut mille mots, je vous recommande vivement de regarder la vidéo que la Fédération Française de Football a mis en ligne sur son site et qui vous fera revivre les émotions que nous avons pu ressentir sur place.


Il est également important de vous dire qu’à l’heure où j’écris ces lignes et alors que les tâches quotidiennes ont repris toute leur place, mon enthousiasme après cette manifestation reste intact car sa grande réussite est le signe que le Val d'Oise avait un vrai besoin de cet équipement (point de vue qui n’était pas forcément partagé par tout le monde notamment par mes opposants) qui désormais peut accueillir des manifestations sportives et culturelles d'envergure pour un vaste public valdoisien et francilien.


Enfin, et je tiens à le souligner, c’est un signe très positif qui a été envoyé à tous les amateurs de football mais plus largement à nos concitoyens dans un contexte sportif rendu particulièrement difficile par les événements récents (violence provoquée par les supporters dans les stades notamment au PSG).


Cette rencontre amicale et l'ambiance festive qui a régné ont montré que le football reste une discipline sportive, véritable vecteur de valeurs telles que le respect de l'autre et le respect de la règle ; des valeurs auxquelles le Département et moi-même sommes très attaché et qui contribuent à former la jeunesse.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 18:21

Comme je l’avais écrit dans mon blog du 27 octobre dernier cf L’avenir dure longtemps, c’est avec satisfaction que j’ai accueilli le projet de loi sur la féminisation de la vie politique portant notamment sur l'instauration de suppléances pour les Conseillers généraux et reprenant ainsi l’une de mes propositions de loi de 2002.


Je souhaite néanmoins que la loi soit plus exhaustive dans son énoncé et plus ambitieuse dans son application. L'objectif des suppléances doit être double. En effet, ce projet de loi, en plus de féminiser les Conseils généraux, doit éviter la tenue d’élections partielles, majoritairement provoquées par le cumul des mandats et traduites par un fort taux d’abstention, ce qui n’est pas de nature à renforcer la vie démocratique dans notre pays.


Si le projet de loi tendant à renforcer l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux répond à un engagement fort du Président de la République, en faveur de la féminisation du personnel politique, il doit s’attaquer plus franchement au taux d'abstention sans cesse croissant lors des élections locales.


Mais dans le projet de loi présenté en Conseil des ministres, le cas dans lequel le suppléant est appelé à remplacer le titulaire du siège est uniquement limité au décès. Il convient d'aller plus loin dans le projet tel qu'il est aujourd'hui présenté. Pour cela, je vais proposer, lors des débats parlementaires à venir, de compléter l'initiative du Gouvernement par un amendement élargissant le champ d'action de la suppléance à l’exercice du droit d’option (démission d'un Conseiller général pour cumul de mandats), qui représente une part très importante des élections partielles.


Je reste pour autant fermement opposé aux démissions de complaisance qui seraient très néfastes pour la démocratie tant elles viendraient porter atteinte à la sincérité des élections cantonales.


L’exercice d’une démocratie moderne doit sans cesse faire l’objet de réflexion et d’adaptation pour répondre aux vœux des citoyens. Il s’agit là d’un mode de gouvernance les plus proche de nos besoins : sachons le préserver !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 09:38

Une Messe de requiem était dite hier à l'attention de celui que l'histoire retient déjà sous le nom de JJSS.


Je veux profiter de cet espace d'expression pour rendre hommage à un homme de grande valeur qui vient de nous quitter et qui a été pour moi un modèle et celui qui est à l'origine de mon engagement dans la vie politique.


Jean-Jacques Servan-Schreiber est décédé dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier. Il laisse pour nous tous l'image d'un homme exceptionnel, trublion de la vie publique, iconoclaste qui fut l'un des patrons de presse les plus brillants que l'on ai connu, certes, mais surtout à mes yeux, un visionnaire et l'incarnation de la volonté de changement de toute une génération dont je fais partie.


Jusqu'à la trentaine je ne m'étais que très peu intéressé à la vie politique, et ne m'étais jamais dit que je pourrais m'investir personnellement. C'est lorsque Jean-Jacques Servan-Schreiber s'est manifesté pour dire qu'il fallait une véritable rupture avec le régime en place que j'ai décidé de rejoindre le Parti Radical et participer aux deux congrès de Wagram qui ont mené à la césure avec la gauche du Parti Radical. Tandis que Maurice Faure et Robert Fabre décidaient de faire alliance avec le Parti Communiste, fondant alors le Mouvement Radical de gauche, Jean-Jacques Servan-Schreiber prenait la tête du Parti Radical auquel j'adhère encore aujourd'hui.


Depuis je suis resté fidèle aux valeurs et aux idées défendues par Jean-Jacques Servan-Schreiber au sein du Parti Radical : les valeurs de la République bien évidemment, et en tout premier lieu celles de tolérance et de respect des autres. Le Parti Radical incarnait et incarne toujours un espace de liberté dont les membres peuvent s'emparer pour exprimer des points de vue contradictoires tout en ayant leurs places.

Membre du Parti Radical, et proche de Jean-Jacques Servan-Schreiber, j'ai naturellement suivi et défendu ses idées novatrices notamment sur la décentralisation (JJSS voulait donner aux régions plus de pouvoirs pour être au plus près du terrains et des besoins de nos concitoyens), sur la mondialisation également puisqu'il soutenait notamment l'idée brillante qu'au lieu de faire appel à l'immigration pour avoir la main d'œuvre nécessaire dans les domaines de l'aérospatial et de l'automobile, nous devions exporter notre savoir-faire dans ces pays pour favoriser leur développement…


Il a été parmi les premiers à s'opposer aux essais nucléaires atmosphériques, il a aussi été l'un des premiers défenseurs de la parité entre les hommes et les femmes, au sein de son groupe de presse, mais également en souhaitant donner aux femmes toute leur place dans l'action publique.


Les idées, les efforts qu'il a initiés en matière d'égalité hommes / femmes ne sont pas étrangers aux mesures récentes notamment au projet de loi s'inspirant d'une proposition de loi déjà ancienne que j'avais déposée sur le bureau de l'Assemblée Nationale dès juin 2002, et qui est en train d'aboutir. Il s'agit de proposer pour l'élection des conseillers généraux  l'instauration d'une suppléance de sexe opposé au titulaire. Tu vois Jean-Jacques, tes idées aboutissent, preuve que tu étais en avance sur ton temps et que les idées ne meurent pas... 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés